c
 
 
“La littérature [est] une patiente série de tentatives pour faire tenir un mot derrière l'autre en suivant certaines règles définies, ou, plus souvent, des règles non définies ni définissables, mais qu'on peut extrapoler d'une série d'exemples, ou encore de règles qu'on s'invente pour l'occasion : c'est-à-dire dérivées d'autres règles suivies par d'autres écrivains.”
 
Italo Calvino : La Machine littérature (1984)  
 
Cette définition dit en partie ce que l'on fait pendant les séances d'un atelier d'écriture. Les règles définies appelées “consignes” (proposées par l’animateur) et éventuellement les “contraintes” (proposées par le groupe) stimulent paradoxalement l'imaginaire. Et si les exercices ne sont que des pré-textes ils n'en sont pas moins nécessaires pour que l’on puisse combiner des variations autour des thèmes proposés.    
 
De l’écriture plurielle à l’écriture de soi signifie que l’on s’exerce à la transitivité de l’écriture. Ecriture plurielle parce que nous écrivons en groupe avec des contraintes communes et utilisant un bien commun : le langage et des textes d’auteurs.
 
Les hypothèses que l’on expérimente :  
 
Le personnage comme ego expérimental, Milan Kundera : L’art du roman / Fernando Pessoa et ses hétéronymes.  
 
Le roman comme laboratoire du récit : Michel Butor / Répertoire 1.  
“Alors que le récit véridique a toujours l’appui, la ressource d’une évidence extérieure, le roman doit suffire à susciter ce dont il nous entretient. C’est pourquoi il est le domaine phénoménologique par excellence, le lieu par excellence où étudier de quelle façon la vérité nous apparaît ou peut nous apparaître ; c’est pourquoi le roman est le laboratoire du récit.”  
 
La transmission  / Jacques Hassoun : Les contrebandiers de la mémoire (1994)  
 
“S'approprier une narration pour en faire un récit, tel serait peut-être le parcours que nous sommmes tous appelés à effectuer.”
 
 
Une petite maison d'écriture
Le roman comme laboratoire du récit

Recommandez ce site Ajoutez Christian Le Bars a vos favoris
Mis en ligne le 1er décembre 2010, visites : Copyright 2013 Christian Le Bars - Auteur